Vieux miroir suranné
Mon œil jacasse et se souvient
Là où une fleur nouvelle
S’ouvre et se ravit
l. cagin, M./I/08, T0586-01
Retour au sommaire des miroirs
Vieux miroir suranné
Mon œil jacasse et se souvient
Là où une fleur nouvelle
S’ouvre et se ravit
l. cagin, M./I/08, T0586-01
Retour au sommaire des miroirs
La comète
Plus haut passent les comètes
Le vent souffle les terres
L’effervescente chair des soleils.
Ici,
A l’ombre cosmique
Je brûle sans panache.
l. cagin,M./IX/06, T0162
Retour au sommaire des miroirs
Comme cette tour d’angle là-haut sur la roche blanche,
que le temps n’a pas su fondre
Ou ces pins plantés dans le lointain
Ecrasés à leur ombre contre le jour,
(Leur charme décharné découpé à la plume du soir)
Mes paupières ont gelé
Lors d’un très rude hiver
Elles sont tombées comme mes doigts
Et je ne puis cesser de la regarder maintenant
Cette pierre ronde que mon sang bât encore
A chaque souffle comme la vague
Et qui roule lentement contre ma chair qui s’use.
l. Cagin, Vi/II/05, T0034