Pierre ronde

Publié le par L.CG.

 








Il y a longtemps que la pierre de mon âme ne crâne plus

 

Comme cette tour d’angle là-haut sur la roche blanche,

 

que le temps n’a pas su fondre

 

Ou ces pins plantés dans le lointain

 

Ecrasés à leur ombre contre le jour,

 


 

(Leur charme décharné découpé à la plume du soir)

 

 

 

Mes paupières ont gelé

 

Lors d’un très rude hiver

 

Elles sont tombées comme mes doigts

 

Et je ne puis cesser de la regarder maintenant

 

Cette pierre ronde que mon sang bât encore

 

A chaque souffle comme la vague

 

Et qui roule lentement contre ma chair qui s’use.

 

 

 

 

 


 

 

 l. Cagin, Vi/II/05, T0034

 




 

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